Compétences émotionnelles


La gestion et l'évaluation des compétences fait désormais partie des attributions dévolues au manager.

7-5 Les compétences émotionnelles (gérer son stress et celui des autres)

L'intelligence émotionnelle est l'intelligence du coeur répartie dans 4 sphères :
  • Conscience de soi : savoir que nous sommes vivant,
  • Gestion de soi : apprendre à gérer nos émotions,
  • Conscience des autres : permet d'être en interaction, de faire preuve d'empathie,
  • Gestion des relations : prévenir et régler nos relations sereinement.
Trois grandes émotions peuvent secouer le manager :
  • Le stress, l'angoisse,
  • La colère, le ressentiment,
  • Le sentiment d'inutilité.
Cinq conséquences :
  • Diminution significative de la performance,
  • Affaiblissement de nos capacités mentales,
  • Diminution de la qualité de vie (personnelle & professionnelle),
  • Diminution de la satisfaction personnelle, moins de plaisir
  • Détérioration de la santé physique et mentale,

L'intelligence émotionnelle et l'inconscient au service de l'apprentissage

Créer des ruptures, des surprises, des étonnements, de l’humour, des intrigues...
Ces techniques créent des émotions et mobilisent l’attention pour faciliter la mémorisation. Elles permettent de lever les inhibitions, de renforcer l'attention
L'hypnose, permet lui aussi de "préparer" et de "conditionner" les mêmes effets sans avoir à les provoquer volontairement.
La combinaison des deux techniques pourrait renforcer les effets.
Les mots utilisés sont importants. La négativité est à proscrire.
Les mots “pacificateurs”, comme « simple, facile, utile, accessible… » et des verbes mobilisateurs « réussir, accepter, appliquer, utiliser… peuvent renforcer, fédérer.

Construire une relation de connivence

La persuasion s'inscrit dans la construction d'une relation spécifique entre la source et la cible.
Elle ne peut aboutir que si le récepteur s'identifie à la cible. La relation doit être symétrique, voire connivente, pour une valorisation réciproque.
Valeur et crédibilité seront des atouts majeurs de la persuasion.
Mais la signification du message peut se retrouver dans l'implicite.
Cependant, les normes sociales prescrivent certains comportements et jugement, et en proscrivent certains autres.
La Conformité Supérieure du Soi (Codol, 1975) : le besoin de s'intégrer socialement pousse à se rapprocher des autres et pour ce faire, à leur ressembler ; mais le sentiment d'identité repose aussi sur le besoin de se sentir unique, différent.
La résolution de ce paradoxe suppose de s'ériger soi-même en référence normative dans la comparaison entre soi et les autres ("Les autres sont comme moi" et non pas "Je suis comme les autres")

7-6 La reconnaissance comme vecteur d'engagement :


La reconnaissance n'est pas un aveux de faiblesse, bien au contraire.
Elle permet au manager d'émettre un signe fort qui favorise l'engagement du collaborateur.
Tout comme les autres soft-skills, la reconnaissance fait partie des "outils" à la disposition d'un management positif et agile.

D'ailleurs, bientôt, le comportement sera plus important que les résultats. C’est ce qu’indique l’enquête reconnaissance Anact-Fidal-Amplitude (400 entreprises) publiée en novembre 2016.

À la question "Quelles seront les priorités de votre entreprise en matière de reconnaissance ?"
  • 78 % des professionnels des ressources humaines estiment qu’au sein de leur entreprise, la reconnaissance du salarié s’exprime à travers les résultats obtenus contre 46% pour l’effort (pénibilité, charge de travail, …),
  • 54 % des répondants estiment que la politique de reconnaissance menée au sein de leur entreprise n’est pas satisfaisante,
  • 52% d’entre eux, cette reconnaissance est liée à l’ancienneté et l’expérience.

Le management directif et égocentré basé sur l'ancienneté a donc du plomb dans l'aile.

7-7 La résistance à la persuasion :

Est-il facile, par la communication, de modifier les comportements et les opinions ? Tout semble indiquer les éléments d'un phénomène bien connu : la résistance à la persuasion. Deux composantes :
  • Une composante affective : dans nos sociétés, la tentative de persuasion, en tant qu'elle vise à faire changer, est vécue par la cible d'influence comme une atteinte à sa liberté. Elle provoque donc un effet boomerang appelé réactance (Brehm 1966).

  • La personne éprouve une motivation forte à réaffirmer sa liberté, ce qui se traduit par un refus de ce dont on veut la persuader, et même un renforcement de sa position initiale.
  • Une composante cognitive : une personne prévenue que l'on va tenter de la persuader élabore spontanément une contre-argumentation (McGuire & Papageorgis, 1962).
  • Persuader sans convaincre
    La distraction du récepteur facilite la persuasion lorsque le message est simple (ex : la publicité). Elle diminue cependant la mémorisation et la compréhension.
    Elle ne vise pas la conviction, c'est-à-dire l'adhésion profonde et durable à des valeurs ou des idées. Elle vise la séduction qui permet de persuader sans arguments. Il s'agit d'un traitement périphérique : non contrôlé, non conscient, automatique et reposant sur des heuristiques (le mot expert suffira à garantir la fiabilité du message).

    A lire

    : L'intelligence émotionnelle au travail
    En un sens, nous avons deux cerveaux, deux esprits et deux formes différentes formes d'intelligence : l'intelligence rationnelle et l'intelligence émotionnelle

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